Gineclinic
Clinique gynécologique à Sarrià-Sant Gervasi
C/ Lázaro Cárdenas, 4 · 08017 Barcelona
Une douleur pelvienne qui évolue depuis plus de six mois. Elle a rarement une seule cause et ne s'explique presque jamais par un seul examen d'imagerie.
Il n'est pas nécessaire d'avoir tous les symptômes. Si vous en avez deux ou trois qui retentissent sur votre vie, cela vaut la peine de faire un bilan.
On parle de douleur pelvienne chronique lorsque la douleur localisée dans le pelvis, le bas-ventre ou le périnée dure plus de six mois et retentit sur la vie quotidienne : le travail, le repos, l'activité physique ou les rapports sexuels.
La différence fondamentale avec la douleur aiguë, c'est qu'ici il ne suffit pas de trouver une lésion et de l'enlever. Lorsque la douleur persiste pendant des mois ou des années, plusieurs mécanismes coexistent généralement : une cause gynécologique sous-jacente (endométriose, adénomyose), une musculature du plancher pelvien hypertonique et douloureuse, un nerf irrité, un intestin ou une vessie hypersensibles et un système nerveux central qui amplifie les signaux de douleur (sensibilisation centrale).
C'est pourquoi une patiente peut avoir une échographie et une IRM normales et souffrir pourtant d'une douleur bien réelle, qui a une explication. Ce qui ne se voit pas à l'imagerie n'en existe pas moins.
L'Association internationale pour l'étude de la douleur (IASP) distingue trois mécanismes de douleur. Dans la douleur pelvienne chronique, il est fréquent qu'ils coexistent chez une même patiente :
C'est en identifiant le type de douleur prédominant chez chaque patiente que l'on peut choisir le traitement adapté. Cette approche, appelée phénotypage de la douleur, est au cœur de ma recherche doctorale à l'Hospital Clínic.
En consultation, il est rare de trouver une cause unique : le plus souvent, il y en a plusieurs à la fois. Voici celles qu'il faut évaluer de façon systématique :
| Origine | Ce qui la provoque | Indice clinique typique |
|---|---|---|
| Gynécologique | Endométriose, adénomyose, fibromes | La douleur est clairement liée au cycle menstruel |
| Musculaire (myofasciale) | Hypertonie et points gâchettes du plancher pelvien, de l'obturateur interne ou du releveur de l'anus | Douleur reproduite à la palpation des muscles, douleur en position assise |
| Neuropathique | Syndrome canalaire ou irritation du nerf pudendal, des nerfs cutanés abdominaux ou du nerf obturateur | Douleur à type de brûlure, crampe ou décharge électrique dans un territoire précis |
| Digestive | Syndrome de l'intestin irritable, constipation chronique | La douleur varie avec la défécation ou l'alimentation |
| Urinaire | Syndrome de la vessie douloureuse / cystite interstitielle | Urgenturie et douleur au remplissage de la vessie, ECBU toujours négatifs |
| Sensibilisation centrale | Le système nerveux amplifie les stimuli et abaisse le seuil de la douleur | Douleurs diffuses, sommeil de mauvaise qualité, fatigue, fibromyalgie ou migraine associées |
Parce que le parcours de soins habituel est conçu pour trouver des lésions, pas pour analyser les mécanismes de la douleur. Une patiente souffrant de douleur pelvienne chronique passe souvent par la gynécologie, la gastro-entérologie, l'urologie et l'orthopédie, et chaque consultation écarte la maladie propre à cette spécialité. Lorsque tous les examens reviennent normaux, la douleur finit fréquemment par être attribuée au stress ou à des facteurs psychologiques.
Le problème n'est pas que les examens soient mal faits, mais que la douleur musculaire, la douleur neuropathique et la sensibilisation centrale ne se voient sur aucun examen d'imagerie. Elles se diagnostiquent grâce à un interrogatoire ciblé et à un examen clinique qui inclut le plancher pelvien, ce qui n'est pas encore fait de manière systématique.
Quand une patiente me dit « on m'a dit que je n'avais rien », cela signifie presque toujours qu'on n'a rien trouvé de ce que l'on cherchait.
C'est la partie la plus longue de la première consultation et celle qui apporte le plus d'informations. Nous établissons une cartographie de la douleur : localisation, type, intensité, ce qui la déclenche et ce qui la soulage, lien avec le cycle, la miction, la défécation et les rapports sexuels, qualité du sommeil, traitements antérieurs et réponse à chacun d'eux.
Il comprend l'examen de l'abdomen et de la paroi abdominale, l'examen gynécologique et, surtout, la palpation des muscles du plancher pelvien pour détecter une hypertonie et des points gâchettes, ainsi que des points d'émergence des nerfs concernés. Reproduire pendant l'examen la douleur que la patiente reconnaît comme la sienne est souvent la clé du diagnostic.
Échographie endovaginale ciblée sur la recherche d'endométriose profonde et d'adénomyose, qui évalue aussi la mobilité des organes et des compartiments pelviens. C'est un examen différent de l'échographie gynécologique de routine.
IRM, bilan urodynamique, évaluation digestive ou blocs diagnostiques guidés, selon ce que l'on suspecte. On ne prescrit pas d'examens « au cas où » : on les prescrit pour répondre à une question précise.
Il n'existe pas de traitement unique de la douleur pelvienne chronique. Il existe en revanche un ordre d'intervention raisonnable selon les mécanismes qui prédominent dans votre cas.
Le suivi n'est pas facultatif. La douleur chronique oblige à réévaluer ce qui fonctionne, à arrêter ce qui n'apporte rien et à ajuster les doses et les objectifs.
Oui, si cette consultation apporte quelque chose de différent. Il ne s'agit pas de refaire la même échographie pour la quatrième fois, mais d'examiner le plancher pelvien, d'établir une cartographie de la douleur et d'évaluer s'il existe une composante myofasciale, neuropathique ou de sensibilisation centrale. Apportez tous vos comptes rendus antérieurs : ils servent justement à ne pas refaire ce qui a déjà été fait.
Dans de nombreux cas, la douleur peut être nettement réduite et il est possible de retrouver une vie normale ; chez certaines patientes, elle disparaît. Promettre une guérison garantie ne serait pas honnête. L'objectif réaliste est que la douleur cesse de dicter votre vie, ce que beaucoup de patientes obtiennent grâce à une prise en charge structurée et pluridisciplinaire.
Seulement s'il existe une indication claire et après avoir traité les autres composantes. Dans la douleur pelvienne chronique, une chirurgie mal indiquée peut ne pas améliorer la douleur, voire l'aggraver, car elle ajoute une nouvelle stimulation douloureuse à un système nerveux déjà sensibilisé.
Ce n'est pas nécessaire, mais si cela vous aide à raconter votre histoire ou à retenir les informations, venez accompagnée. La première consultation est longue et beaucoup d'informations y sont échangées.
Je consulte en privé dans deux centres de Barcelone et je poursuis mon activité hospitalière publique à l'Hospital Clínic. Ce sont deux voies distinctes : en consultation privée, vous pouvez prendre rendez-vous directement ; à l'hôpital public, on accède sur orientation.
Clinique gynécologique à Sarrià-Sant Gervasi
C/ Lázaro Cárdenas, 4 · 08017 Barcelona
Centre de spécialités en santé de la femme
Vía Augusta, 257 · angle Ronda General Mitre · 08017 Barcelona
Du lundi au jeudi de 8 h 30 à 20 h 30 · Le vendredi de 8 h 30 à 15 h 00
Unité d'endométriose
Gynécologue, médecin senior et responsable de la consultation douleur pelvienne chronique · Institut Clínic de Ginecologia, Obstetrícia i Neonatologia
C/ Villarroel, 170 · 08036 Barcelona
L'activité à l'Hospital Clínic de Barcelona relève du service public et ne permet pas de demander directement un rendez-vous : l'accès se fait par la voie habituelle du système de santé, sur orientation par votre médecin traitant ou par un autre spécialiste.
Si vous avez une douleur aiguë et intense, de la fièvre, des saignements abondants ou si vous êtes enceinte et que quelque chose ne va pas, n'attendez pas d'avoir un rendez-vous : présentez-vous aux urgences ou appelez le 112.